Variation 4

VISIONS GOLDBERG - VARIATION 4

"L'autre : - Il est vrai, je me demande parfois s'il est juste d'aimer les arbres comme vous le faites, et si vous ne vous égarez pas.
L'un : - Il n'y a qu'une chose dont je me soucie vraiment : le réel. Presque toute notre vie est insensée, presque toute elle n'est qu'agitation et sueur de fantômes. S'il n'y avait ce 'presque' avec ce qu'il signifie, nous pourrions aussi bien nous avilir ou désespérer."

La promenade sous les arbres - Philippe Jaccottet




"Nous voici dans une danse baroque : le 'passepied'. Le mètre à la noire suggère un tempo qui ne soit pas trop rapide. Je l’entends élégante, noble et sans précipitation. Je la joue legato, mais en veillant à ce que les notes courtes ne soient pas liées aux plus longues."
Irina Lankova

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L'être humain et le ciel, se dessinent en chinois à partir des mêmes traits qui se complètent les uns les autres.
      

Le caractère qui désigne un être humain représente quelqu'un en train de marcher ; s'il étend les bras, il signifie "ce qui est grand" ; un trait horizontal par dessus et voilà le ciel ! Le ciel s'enracine dans la terre !
De là à envisager l'arbre, nous ne sommes pas loin :

Cet idéogramme nous rappelle les branches, le tronc et les racines invisibles. Cyrille Javary, dans Le discours de la tortue, nous apprend que "d
ans l'énergétique chinoise, ce caractère sera utilisé pour désigner la qualité de l'énergie au moment du printemps, lorsque la nature va puiser dans les racines l'énergie que l'hiver y a accumulée pour la faire monter le long du tronc sous forme de sève jusqu'aux bourgeons."



Visions Goldberg - Variation 4 - Capture d'écran

Plus qu'à représenter les choses, l'écriture chinoise s'attache à suggérer des idées. Comme la musique.... et les images qui peuvent cheminer avec elle en contrepoint, nées d'une intuition ou d'une sensation primitive. D'un regard sauvage ? 

Petite incursion, puisque tout est lié, hors des Visions Goldberg, dans La forêt intérieure...


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