VISIONS GOLDBERG - VARIATION 1


"À la surface de l'eau
des sillons de soie -
pluie de printemps"

Les paysages d'Hokusaï - Bashô

 

 


"La première variation est un commencement innocent et joueur comme peut l’être un enfant. Aucune hâte, mais de la joie. J’aime marquer la première note basse de chaque mesure afin de rappeler la basse obstinée de l’aria."
Irina Lankova

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Le trigramme Kan, dans le Yi Jing, désigne l'eau et ce qu'elle cache : sa fluidité chatoyante, ses miroitements, sa profondeur et ses abysses.


Aussi étrange que cela puisse nous paraître, les Chinois prennent appui sur le vide pour susciter le mouvement et créer la vie. 
Cette conception pourrait nous être familière si nous ne l'envisagions sous un certain effroi : la peur du noir, l'angoisse d'une absence, l'appréhension du néant.
Sous un autre angle, débarrassé de nos craintes, le vide serait plutôt un silence qui pulse la parole et permet la musique, un vertige qui précède une vue sensible à l'imprévu.
Une ouverture abstraite, peut-être, à ce que nous n'avons pas encore pensé.

> Variation 2

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